Contrôle non destructif

On nomme couramment l’ensemble des techniques et procédés fournissant des informations sur la santé d’une pièce ou d’une structure, sans en altérer l’utilisation ultérieure : Contrôles Non Destructifs (CND) ou encore Essais Non Destructifs (END)

Généralement, au cours de la fabrication de produits industriels, les CND jouent le rôle d’outil de contrôle d’un procédé souvent automatisé et impliquant un appareillage installé sur la ligne de production.  Dans ce type de contrôles, les défauts sont généralement bien identifiés et le fonctionnement aboutit à un repérage ou un tri des produits défectueux.

Associer la réponse d’un appareillage à un type de défaut, par nature non connu, constitue un point essentiel du diagnostic porté par ces techniques. Cette étape de calage, d’étalonnage, de calibration fait très souvent appelle à l’utilisation d’une cale étalon.

Il s’agit alors de réaliser et de caractériser une singularité dite « défaut artificiel » parfaitement connue en dimension et localisation, destinée à être détectée par le matériel de contrôle permettant ainsi d’associer une réponse (amplitude et forme du signal, rapport signal à bruit, etc..) à un type de défaut.

Ces défauts artificiels peuvent être destinés par exemple à simuler des piqûres de corrosion, des fissures de fatigue, des décohésions métalliques, des manques de soudure, des bulles ou soufflures, etc … Leur réalisation fait très souvent appelle à des techniques de micro-usinage par enlèvement de matière dans le domaine des petites dimensions allant de l’ordre de quelques millimètres au centième de millimètre.

Le client établi son propre cahier des charges sur la base de ses critères qualité et / ou en s’appuyant sur les normes existantes définissant, en fonction des techniques utilisées, les caractéristiques des défauts artificiels devant pouvoir être détectés par la technique mise en œuvre.